SmartCity et SmartBuilding : des marchés qui explosent
Avant tout, qu’est-ce qui différencie la ville connectée du bâtiment connecté :
Une ville connectée est une zone urbaine qui utilise des objets connectés (IoT) pour améliorer la qualité de ses services urbains et réduire ses coûts. (Capteurs sur le réseau de distribution d’eau pour identifier les fuites, remplacement de l’éclairage public actuel par des LED basse consommation,…).
Pour le bâtiment connecté, c’est exactement la même chose, l’usage de capteurs pour améliorer le service aux résidents et réduire les coûts (Accès connecté attribué aux livreurs de vos courses pendant que vous travaillez, mise en place de plateforme de communication locale, chaufferie intelligente,…).
Ces données indiquent l’évolution des marchés de la SmartCity et des SmartBuildings qui évoluent de manière assez similaire.

Les acteurs mondiaux respectifs sont :
Pour la SmartCity : Cisco Systems (US), IBM (US), Siemens AG (Germany), Schneider Electric (France), Ericsson (Sweden), Vodafone (UK), Itron Inc. (US), Verizon (US), Telensa (England), ABB (Switzerland), Honeywell International Inc. (US), SAP SE (Germany), KAPSCH Group (Austria), and AGT International (Switzerland).
Pour le SmartBuilding : Honeywell (US), Johnson Controls (US), Cisco (US), Hitachi (Japan), Siemens (Germany), IBM (US), Schneider Electric (France), Intel (US), Huawei (China), ABB (Switzerland), L&T Technology Services (India), 75F (US), Telit (Switzerland), Pointgrab (Israel), LogicLadder (India), Spacewell (Belgium), PTC (US), Avenet (US), Softdell (US), Spaceti (Czech Republic)
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Pourtant, bien qu’ils évoluent de manière assez identique, il n’y a pas encore d’interactions entre eux. Et comme ces deux secteurs sont encore à leurs balbutiements, il est encore trop tôt pour mettre en place de manière convenable les premières applications mutualisées.
Cependant il n’est pas trop tôt pour les préparer, en effet les immeubles sont les briques des villes et surement le centre d’information principal pour organiser au mieux la ville connectée. Notamment autour des politiques publiques de relance de vie de quartier et d’économie circulaire.
Une meilleure connaissance des ressources locales (logement, immeuble et quartier) et leur interopérabilité permettrait de faire de réelles économies qui engagent le citoyen.
Exemple du projet de Toronto

Dans la ville de Toronto, Google lance son projet futuriste d’intégration SmartCity sur un quartier complet.
Le projet est simple, identifier les ressources locales, les utiliser et mettre en place un quartier qui devienne lui-même une ressource identifiable et utilisable par ces habitants.
Comment ?
> Une construction locale et flexible : issus d’industries et de matériaux locaux, les constructions se veulent écologiques (bois d’Ontario) et flexibles.
En effet, des espaces sont voulus souples modifiables en fonction de la demande en logements ou bureaux.
> Une mobilité intelligente et propre : optimisée pour des usages non polluants, l’usage de la voiture sera optimisé pour les horaires de travail et diminuer au profit de la vie locale.
> Un environnement vert et citoyen : selon la demande citoyenne, l’espace sera modulable pour répondre aux besoins et demandes des résidents, avec des infrastructures modulables
